Auteur : Lionel Shriver
Editeur : Belfond
Date de publication : 19/08/2021
Nombre de pages : 384
Avec une plume plus incisive que jamais et un humour ravageur, Lionel Shriver livre un roman explosif sur un couple de sexagénaires en crise, dressant au passage un portrait mordant de nos sociétés obsédées par la santé et le culte du corps. Une bombe de provocation qui prouve, s’il le fallait encore, que Lionel Shriver est une des plus fines observatrices de notre temps
Quatrième de Couverture
Un beau matin, au petit-déjeuner, Remington fait une annonce tonitruante à son épouse Serenata : cette année, il courra un marathon. Tiens donc ? Ce sexagénaire certes encore fringant mais pour qui l’exercice s’est longtemps résumé à faire les quelques pas qui le séparaient de sa voiture mettrait à profit sa retraite anticipée pour se mettre enfin au sport ? Belle ambition ! D’autant plus ironique que dans le couple, le plus sportif des deux a toujours été Serenata jusqu’à ce que des problèmes de genoux ne l’obligent à la sédentarité.
Qu’à cela ne tienne, c’est certainement juste une passade.
Sauf que contre toute attente, Remington s’accroche. Mieux, Remington y prend goût. Les week-ends sont désormais consacrés à l’entraînement, sous la houlette de Bambi, la très sexy et très autoritaire coach. Et quand Remington commence à envisager très sérieusement de participer à un Iron Man, Serenata réalise que son mari, jadis débonnaire et volontiers empoté, a laissé place à un être arrogant et impitoyable. Face à cette fuite en avant sportive, leur couple résistera-t-il ?
Le problème des quatrièmes de couverture, c’est qu’on peut s’imaginer un contenu qu’on ne lira finalement pas dans le livre.
Rien ne laissait présager :
- des chapitres interminables sans grand sens, alors même que des changements de lieu, de temps ou de personnages auraient pu servir de prétexte à un meilleur découpage
- des personnages caricaturaux, flirtant avec la bêtise parfois, pour lesquelles, les termes « remise en question » ou « prise de recul » semblent inexistants, à commencer par la personnage principale, Senerata. Impossible de s’attacher à un de ces personnages, certains étant même rendu détestables par leurs comportements ou points de vue, à commencer par Serenata.
Au milieu de tout ça, un chapitre m’a laissé dubitatif : celui relantant le licenciement de Remington. Unee charge improbable contre le « wokisme » ambiant aux Etats-Unis. Le traitement est si ubuesque que j’ai d’abord hésité à savoir s’il s’agissait d’une dénonciation ironique ou réelle par l’autrice.
Une rapide recherche m’a permis de confirmer que c’était bien premier degré.
Pour reprendre un commentaire vu sur internet : « Quatre heures, vingt-deux minutes et dix-huit secondes, c’est le temps qu’il m’a fallu pour oublier ce livre ». Rien à en retenir à part que j’éviterai cette autrice à l’avenir.